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FOMC 7/11

Cent pb de baisses encore à venir et un budget pro-croissance : le « No Landing » s’impose pour 2025 — mais le dollar fort cache un risque de financement.


Sur les douze à dix-huit prochains mois, les États-Unis vont probablement cumuler deux forces qui poussent dans le même sens :

  • 100 points de base de baisses de taux supplémentaires de la Fed ;
  • la politique budgétaire pro-croissance de Trump.

Soit une relance d’ampleur dans une économie déjà en pleine effervescence, aux conditions financières souples. De quoi faire du « No Landing » (la croissance se maintient, ni ralentissement marqué ni récession) le scénario de base, sans ambiguïté, pour 2025.

croissance temps → tendance aujourd'hui No Landing Atterrissage en douceur Récession

Trois trajectoires depuis aujourd’hui : récession, atterrissage en douceur, ou « no landing » — la croissance qui se maintient et repart. C’est ce dernier qui s’impose comme cas de base.

Ce que le marché tient déjà pour acquis

Le marché est convaincu de deux choses à la fois : que la rhétorique pro-croissance de Trump deviendra réalité, et que le risque de droits de douane stagflationnistes est proche de zéro.

À mon sens, l’action des prix s’aligne sur une surprise de croissance positive d’ampleur modérée — du type baisse de l’impôt sur les sociétés. C’est-à-dire assez loin de l’impact potentiel des deux autres jambes du programme, que personne ne semble vouloir intégrer :

  • une hausse d’impôt de 3 à 5 % sur les ménages à forte propension à dépenser — qui effacerait largement les bénéfices de la baisse de l’impôt sur les sociétés ;
  • une remontée de 1 à 2 % du PCE de base (core PCE).

Le marché achète donc le meilleur des deux mondes, et fait l’impasse sur ce qui en paierait la facture.

Le vrai point de vigilance : le dollar

Reste un fil tendu sous l’ensemble. Le dollar demeure très fort malgré un déficit commercial de plus en plus important — le reflet d’une forte demande étrangère d’actifs financiers américains.

Aucun problème à signaler aujourd’hui. Mais un besoin de financement aussi massif et permanent crée un risque au moindre contretemps dans les entrées de capitaux.

C’est là que se loge la fragilité : pas dans la croissance, qui tient, mais dans le robinet extérieur qui la finance.